Traversée par l’Orge, en Essonne, Épinay-sur-Orge allie une longue histoire, un patrimoine discret et un cadre de vie verdoyant. Petit tour d’horizon de la commune et de ses habitants, les Spinoliens.
Épinay-sur-Orge hier
La présence humaine sur le territoire remonte à la préhistoire, comme en témoignent des pointes de flèches, des outils en pierre et des vestiges gallo-romains.
Dès le IXe siècle, le nom d’Épinay apparaît dans un inventaire de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il vient du latin Spinetum, « lieu planté d’épines » : c’est de là que les habitants tirent leur nom, les Spinoliens.
En 810, au temps de Charlemagne, le village rassemblait environ 246 habitants autour de son église. Au Moyen Âge, les quartiers du Breuil et de Petit-Vaux comptaient parmi les plus anciens, avec manoirs, fermes et moulins. La commune dépendait alors de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, qui possédait la seigneurie du Breuil.
Du domaine seigneurial à la ville d’aujourd’hui
Au XIXe siècle, le département de la Seine fait l’acquisition de l’ancien domaine de la Gilquinière, rebaptisé Vaucluse, où est construit un asile ouvert en 1869. À la même époque, Épinay ne comptait que quelques centaines d’habitants.
En 1866, un château et son parc sont acquis par une propriétaire qui les fait clore de murs. La propriété est rachetée par la municipalité en 1927 et ouverte à l’urbanisation, à condition de préserver l’esplanade, devenue depuis l’un des espaces emblématiques de la ville.
Entre les années 1950 et 1990, plusieurs lotissements se développent le long de la Grande Rue : Les Castors, la Terrasse, les Bas-Follets, les Morelles, le Mauregard, l’Orme Quesneau, les Hauts-Graviers, le Week-end, les Templiers. Avec eux arrivent l’assainissement, les rues et les trottoirs plantés d’arbres.
Épinay-sur-Orge aujourd’hui
Située à environ 17 kilomètres au sud de Paris, au nord du département de l’Essonne, Épinay-sur-Orge fait partie de la Communauté d’agglomération Paris-Saclay (voir Communauté d’agglomération Paris-Saclay). Dans un cadre calme et verdoyant, la commune accueille aujourd’hui plus de 11 000 habitants.
Épinay-sur-Orge est desservie par des axes de communication majeurs :
- la ligne C du RER, qui s’arrête à la gare d’Épinay-sur-Orge ;
- la ligne dite de Grande Ceinture (Juvisy / Massy / Versailles), qui passe par la gare de Petit-Vaux ;
- les autoroutes A6 et A10, ainsi que la RN20 et la Francilienne ;
- le Tram 12 Express, qui relie Massy à Évry en passant par Épinay-sur-Orge (voir Transports et déplacements).
La commune allie ainsi le dynamisme de la région parisienne à la tranquillité d’une ville à taille humaine.
Les quartiers d’Épinay-sur-Orge
La ville s’est construite par étapes, ce qui lui donne plusieurs quartiers aux ambiances différentes :
- le centre-ville, autour de l’hôtel de ville et de la Grande Rue, avec un bâti ancien et dense ;
- le Breuil, l’autre quartier ancien de la commune, au sud-ouest ;
- les Gares, quartier pavillonnaire développé avec l’arrivée du chemin de fer ;
- les Terrasses, le Mauregard et les Bas-Follets, construits entre les années 1930 et 1960 ;
- la ville-parc, ceinture pavillonnaire développée des années 1960 aux années 1980 ;
- la vallée de l’Orge, au sud, avec des logements récents et des équipements sportifs ;
- les Templiers, le plus récent, avec son parc de loisirs et ses logements ;
- le domaine de Sillery et la vallée de l’Yvette, à l’est de la commune.
Le patrimoine
- L’église Saint-Leu Saint-Gilles : son chœur et son clocher remontent au Moyen Âge.
- La Borne de l’An II, installée dans le parc de la mairie : elle porte un bonnet phrygien posé sur une pique, symbole de liberté datant de la Révolution française.
- Le parc du domaine de Sillery : une partie du parc est inscrite au titre des monuments historiques.
Une ville verte
Le long de l’Orge, Épinay-sur-Orge offre parcs et espaces naturels. La commune est engagée pour la biodiversité et le fleurissement (voir Environnement).
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